« Nous demandons à ce que le secteur soit assini »
Retrouvez cet entretien sur : https://youtu.be/JcKT5mtZXjs
La coupe d’Afrique des nations 2023 aura lieu en Côte d’Ivoire en janvier-février 2024. La capitale politique abritera de nombreux matchs et l’évènement entrainera des déplacements massifs de populations du monde entier. Devant ce défi majeur, les restaurateurs s’organisent pour offrir le meilleur. Parmi eux, figure en bonne place, le restaurant ‘’Le Sarhala’’ de Djibril Traoré, président de la Fédération nationale de l’industrie touristique de Côte d’Ivoire (Fénitourci) section Yamoussoukro. Face à la presse le samedi 11 mars 2023 sur ses installations, il a indiqué les dispositions prises en vue de faire face à la forte demande que va nécessiter ce grand rendez-vous mondial.
« La préparation va consister à l’embellissement de l’espace. Dans un futur très proche, je vais fermer pour embellir et le mettre au goût du jour, afin que tous ceux qui arrivent trouvent un village typique. C’est un village que je suis en train de créer en vue de donner la joie de vivre aux visiteurs. Les mets que nous leur proposerons seront également à la hauteur de leurs attentes » a-t-il fait savoir, avant de lever un coin de voile de la stratégie de mobilisation.
« Nous comptons faire du porte-à-porte pour plus de proximité et d’efficacité. Chacun est conscient de l’importance de cet évènement et des opportunités qu’il offre. Donc, chacun mettra les atouts en sa faveur pour faire plaisir aux étrangers qui viendront à Yamoussoukro » a indiqué le lauréat du prix national d’excellence du meilleur restaurant de Côte d’Ivoire. Fort de cela, Djibril Traoré, passionné de ce secteur, exhorte les futurs visiteurs à descendre uniquement dans les restaurants homologués par le Cocan. « Je demande aux visiteurs de savoir choisir les espaces de restauration. Nous sommes très nombreux dans la gastronomie à Yamoussoukro. Mais, sur 1000 maquis (Restaurant pour citoyen lambda), il y au plus, une dizaine qui est en règle concernant les documents administratifs. C’est malheureux. Chacun vient, il s’installe et cela fait désordre. Donc, nous demandons à ce que cela soit assaini avant la Coupe d’Afrique des nations et même au-delà. Afin que lorsque les étrangers viendront, ils trouvent un secteur de la restauration, propre et compétitif. C’est notre cri de cœur ! » a insisté le président de la section Fenitourci de Yamoussoukro, avant de lever un coin de voile sur ses attributions et missions.
« Nous avons un grand problème de clientèle »
Retrouvez cet entretien sur : https://youtu.be/JcKT5mtZXjs
« J’ai une responsabilité locale visant à mobiliser la corporation. Grâce à notre action, de nombreux collègues ont commencé à prendre conscience que c’est la corporation, le grand groupe qui paye. Ils ont commencé à s’approcher de nous et prendre leur carte de membre. C’est ce travail que nous sommes en train d’abattre sur le terrain à Yamoussoukro auprès de la centaine d’opérateurs que compte Yamoussoukro. Puisque nous avons décidé d’aller aussi vers eux, ce nombre pourra être largement dépassé. Nous étions là, mais presqu’inexistants. C’est maintenant, devant les difficultés des uns et des autres, qu’ils viennent vers la fédération et nous faisons le nécessaire pour aider nos membres » a dit le patron du restaurant Sarhala, avant de déplorer une concurrence déloyale. “ Les approvisionnements sont à Abidjan. Les clients sont émiettés. Jusqu’à une époque récente, il n’y avait pas assez d’hôtels à Yamoussoukro. Lorsque les institutions ou entreprises venaient en séminaire, elles étaient obligées de nous faire appel. Aujourd’hui, tous les hôtels disposent de restaurant.

de g. à d (Parfait KRA, gérant du repthoci.net ; Serge AMANY, président du Repthoci, Djibril TRAORE, propriétaire du restaurant Sarhala et président local Fénitourci et Charles YAO, délégué régional du repthoci à Yamoussoukro)
Ce qui pose un grand problème de clientèle” a-t-il déploré. Plus loin, il est revenu sur la carte de son restaurant qui propose selon lui, un accueil de qualité, du poisson, des brochettes etc et surtout le “Mouton fondant” qui est sa spécialité, dont la réputation dépasse les limites de la Côte d’Ivoire. Le président Traoré a terminé en révélant les atouts qui lui ont fait remporter le prix d’excellence 2022.
« Le travail bien fait. Je suis très pointueux sur ce que je fais. J’ai été surpris lorsque les responsables du Prix national d’excellence sont venus m’annoncer que j’ai été lauréat. Tous les investissements que vous voyez, je l’ai fait sous fonds propres. Je m’occupe moi-même de la clientèle. Je les accueille. Je les installe et souvent même je fais la cuisine, pour donner l’amour que j’ai pour la chose. J’aime ce secteur c’est pourquoi je me battrais pour qu’il puisse être hissé plus haut » a-t-il promis pour terminer.
SERGE AMANY

Bon reportage est des pros merci et du courage pour que sublimé côté d ivoire rayonne sur l Afrique à travers nous les opérateurs du secteur touristique merci
gul9fa