Mme Malékah Mourad-Condé, DG Côte d’Ivoire Tourisme : Notre vision « Agir ensemble pour réinventer le tourisme de demain »

Son ambition est de mettre sur orbite la destination Côte d’Ivoire. Une mission tout aussi exaltante qu’ardue. Son expertise, sa détermination, son ingéniosité et ses états de service plaident en sa faveur. Pour faire de ce pays un modèle de performance touristique en vue de capter le potentiel du secteur et réduire ainsi les inégalités et les disparités sociales, elle nous fait un bilan des réformes initiées ou à entreprendre et appelle à la mobilisation de tous. Entretien (in Cêwa mag N°006).

Vous avez été portée à la tête de Côte d’Ivoire Tourisme il y a un peu plus d’un an. Quelles sont les missions de cette institution et quel bilan pouvez-vous faire de votre action un an après ?

Je vous remercie pour l’opportunité que vous offrez à Côte d’Ivoire Tourisme de parler de la promotion de la destination Côte d’Ivoire. En effet, l’Etat s’est doté d’un office du tourisme qui doit principalement travailler au rayonnement de notre pays. Les principales missions sont de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de promotion touristique, de promouvoir et de développer le potentiel touristique de la Côte d’Ivoire au niveau national et international.

Cet office a aussi la charge d’assurer l’expansion de l’industrie touristique en faisant connaître et apprécier par toute action et mesure de promotion nécessaire, les richesses touristiques nationales. Sans oublier la charge d’organiser et de coordonner les flux touristiques, voyages de groupes, incentives et congrès en provenance des marchés émetteurs grâce à une présence active auprès des Tours Operators.

Assurer l’information touristique et fournir de la documentation aux professionnels locaux et étrangers lui sont également dévolus au même titre qu’assister les artisans dans le domaine de la production et de la commercialisation de leurs produits.

Cet office apporte aussi aux personnes physiques et morales publiques ou privées, œuvrant dans le secteur touristique, l’assistance technique nécessaire à la promotion de leurs activités. En plus de la mission qu’il a de réaliser toute étude et d’entreprendre toute action commerciale, industrielle, financière et immobilière susceptible de contribuer, directement ou indirectement, à la réalisation de son objet.

Quel est votre bilan à ce jour ?

Le bilan est satisfaisant dans l’ensemble. Beaucoup reste à faire. Nous avons organisé en décembre 2021 un forum « Côte d’Ivoire destination touristique » afin d’échanger, d’analyser des pistes et des propositions. Le tourisme est un secteur hyper concurrentiel et se réinventer n’est plus une option. La crise sanitaire a disrupté tout l’écosystème du tourisme et il était important, dès notre prise de fonction en fin septembre 2021, de rencontrer les couches socio-professionnelles, les collectivités, les institutionnels et pour la première fois dans l’histoire de la Côte d’Ivoire d’associer la recherche scientifique. Ce forum, mené dans le cadre d’une démarche participative, devait permettre à la Côte d’Ivoire de saisir la chance touristique qu’elle possède.

Sous le parrainage scientifique et la coordination du Professeur François N’Guessan Kouakou, membre de l’ASCAD, nous avons réfléchi ensemble et trouvé des solutions ensemble. Un rapport général de plus de 400 pages a été finalisé et les principales résolutions et la méthodologie d’opération articulées à court, moyen et long terme permettront de faire de la Côte d’Ivoire un modèle de performance touristique et d’innovation pour capter le potentiel du secteur.

Les actes de ce forum seront publiés très bientôt.

Au sortir de ce forum, nous avons pu travailler à doter l’Office d’une vision « Agir ensemble pour réinventer le tourisme de demain » et d’un plan stratégique qui s’articule autour de huit axes afin de mieux développer l’attractivité de la Côte d’Ivoire. Nous pouvons et devons faire mieux ensemble. C’est un enjeu majeur.

Nous avons réussi une communication et une commercialisation audacieuse de la destination. En effet, la publicité dans les magazines, journaux papiers, sur les chaînes de télévision locales ainsi que les réseaux sociaux ont permis une visibilité de l’Office mais aussi de la destination. Aussi avons-nous jugé innovant de concevoir une chanson promotionnelle de notre pays « Côte d’Ivoire est Zo » avec Elown, Fior 2 Bior et Mosti et le beat maker Tamsir. Nous avons enregistré sur toutes les plateformes confondues plus d’une dizaine de millions de vues.

Aussi nous-a-t-il paru opportun d’organiser une deuxième édition du forum, du 30 novembre au 4 décembre 2022 à San Pedro, avec le concours de l’Université au cours duquel la réflexion a porté sur la qualité totale des produits touristiques pour la destination Côte d’Ivoire : à quelles conditions ? On ne peut construire une destination touristique sans la qualité comme socle. Qualité des infrastructures, de l’accueil avant, pendant et après le séjour, qualité des produits financiers et enfin un capital humain à la hauteur de notre ambition pour notre économie touristique, pour notre écosystème.

Nous remercions le Chef de l’Etat pour la construction de l’Université de San-Pedro avec une UFR dédiée au Tourisme qui permettra de former les dirigeants de demain. Nous saisissons cette occasion pour remercier et féliciter le président de cette prestigieuse université, le professeur Méké Meïté met tout son staff administratif et académique pour le travail abattu afin de donner à ce temple du savoir ses lettres de noblesses.

Dans le contexte de fragilité sanitaire et la crise ukrainienne, quelles sont les conséquences et les leçons tirées pour le secteur en Côte d’Ivoire ?

La crise sanitaire a fait bouger les lignes durablement, elle a créé de nouveaux besoins aux touristes avec un niveau d’exigence qui est sans cesse croissant. En fait, les attentes des touristes se sont complexifiées. Pour nous, c’est une opportunité de reconstruire en mieux notre secteur afin de pratiquer un tourisme plus durable, plus inclusif et plus résilient.

La principale leçon à tirer est que, bien que notre industrie ait déjà des règles d’hygiène strictes, le renforcement des protocoles sanitaires était un impératif afin de rassurer les employés, puis les clients.

La deuxième leçon est que c’est le potentiel du tourisme ivoirien ou encore tourisme domestique qui a permis d’aider le secteur à se remettre du Covid-19. C’est le principal levier qui peut être actionné pour favoriser une relance durable et rendre plus résilient l’écosystème du tourisme. En 2019 avant la crise sanitaire, le tourisme ivoirien représentait environ 2 millions de voyageurs contre 2 millions de touristes internationaux. En 2021, le tourisme ivoirien c’est 1 240 000 voyageurs contre 575 819 touristes internationaux. Les chiffres nous parlent.

Avec la crise ukrainienne, l’impact direct sera limité, néanmoins nous devons nous inquiéter davantage des conséquences indirectes (hausse du prix du blé, du carburant mais aussi dans les équipements hôteliers d’hébergement et de restauration).

Actualité oblige, la Journée internationale des femmes est célébrée tous les ans à la date du 8 mars. Qu’est-ce que cet évènement vous inspire ?

Officialisée en 1977 et célébrée le 8 mars, la journée internationale des droits des femmes est une occasion de faire le bilan sur la situation des femmes. C’est une journée pour fêter les victoires et les acquis en matière de droits des femmes, mais aussi pour faire entendre leurs revendications, afin d’améliorer la situation des femmes.

En Côte d’Ivoire sous l’impulsion du Président de la République, il y a eu des avancées notables. De la sous-représentativité à la prise de décision économique, pour moi la place de la femme est un enjeu social et économique. Au-delà des textes et des décisions prises, il est important pour les femmes de travailler deux fois plus pour prouver le « yes I can ».

Chaque jour doit être inspirant afin de faire mieux qu’hier. En 2011, le Président de la République m’a fait l’honneur de me proposer au poste de Directeur Général de la SODERTOUR-LACS, une société d’Etat basée à Yamoussoukro qui a pour objet, entre autres, la gestion du patrimoine hôtelier de l’état et le développement touristique.

J’étais le plus jeune dirigeant social femme, j’avais 35 ans. Que n’avons-nous pas entendu ? A force de travail et d’abnégation, j’ai réussi le pari de relever les hôtels dans un contexte socioéconomique très difficile mais plus, de redonner à la capitale Yamoussoukro, sa place de ville touristique. Je remercie le Président de la République pour cette opportunité ainsi que mon époux et mes enfants pour leur soutien au quotidien.

L’ambition du gouvernement ivoirien est de positionner l’industrie touristique au cœur du développement économique. Quel peut être l’apport des femmes dans la mission de promotion et de développement du potentiel touristique ivoirien ?

La Côte d’Ivoire est un pays pertinent sur le plan touristique. Le tourisme est un secteur stratégique pour le rayonnement d’un pays et des territoires. Nous pouvons et devons faire mieux pour développer l’attractivité de la Côte d’Ivoire. C’est un enjeu majeur. Nous devons faire de ce pays un modèle de performance touristique et d’innovation afin de capter le potentiel du secteur.

Pour être au cœur du développement économique, il faut concevoir le tourisme comme un instrument de lutte contre la pauvreté. Ici, parler de pauvreté, ce n’est pas l’absence ou la faiblesse des revenus. Mais plutôt la percevoir dans toute sa complexité.

Il est possible de mettre en place une chaîne de solidarité et pour réussir nous devons sensibiliser les entreprises touristiques à développer des relations positives avec les communautés locales, mais aussi sensibiliser les populations sur le respect des valeurs contractuelles et les former sur la qualité des produits pour éviter que leurs produits ne soient pas en adéquation avec les attentes des clients.

Je vous donne deux exemples à travers l’artisanat et l’agriculture avec la production de vivrier. Nous investissons des sommes assez conséquentes sur des programmes de développement du vivrier avec les femmes au cœur des programmes. Malheureusement, notre industrie n’est pas associée afin de pouvoir être le marché où vont se rencontrer l’offre et la demande. Afin que nos braves mamans et nos soeurs n’aient pas à se poser de questions sur les débouchés. Les hôtels, restaurants, maquis pourraient absorber l’offre et mettre en intermédiaire un transformateur pour les surplus de production. Les produits artisanaux tels que les poteries de nos mamans de Katiola ou de Tanon Sakassou pourraient être des fleurons de la vaisselle dans notre industrie en créant des IGP (Indications Géographiques Protégées). Au Maroc, le plat à Tajine est une référence de la gastronomie.

Nous allons plus loin, tout grand établissement hôtelier où les flux touristiques sont très importants doit s’approprier cette démarche de tourisme équitable et solidaire. Ainsi nous parlerons de tourisme durable équitable et socialement responsable.

Le tourisme est le fer de lance des politiques de lutte contre la pauvreté en milieu rural pour les femmes et les jeunes.

Le tourisme est une véritable industrie. Les chiffres de 2021 avancent la bagatelle de 689,98 milliards FCFA de dépenses de consommation du tourisme international récepteur. Comment votre institution travaille ou compte-t-elle travailler avec les collectivités territoriales en vue d’aider les populations de ces différentes localités, et singulièrement les femmes, à capter et à tirer profit de cette manne financière ?

Il est primordial de mettre Côte d’Ivoire Tourisme, l’Office de Promotion du Tourisme, au cœur de l’écosystème touristique pour construire la destination Côte d’Ivoire et réaliser le plan stratégique qui est bâti autour de 8 axes stratégiques sur lesquels nous devons travailler avec la qualité comme leitmotiv. Vous savez qu’on ne peut parler de qualité sans le capital humain. Car c’est le capital humain qui nous permettra de transformer structurellement notre économie touristique. Et on ne peut parler de construction d’une destination touristique en parlant de pays sans associer les territoires.

Les collectivités décentralisées doivent s’approprier l’industrie touristique et en faire un moteur de l’économie de leur territoire. Nous devons les aider, si elles le souhaitent, à investir le tourisme comme un champ d’intervention économique et d’aménagement du territoire. Les acteurs locaux doivent s’impliquer dans ce nouveau modèle de gouvernance. Une activité touristique se matérialise par l’arrivée de visiteurs sur un territoire. Lesquels visiteurs sont des consommateurs avec des flux financiers qui auront un effet de ruissellement.

L’activité économique sera stimulée, des emplois seront créés et des opportunités existeront pour les petits investisseurs afin de nourrir un marché local. Nous devons chercher à générer en premier lieu des avantages économiques directs. Nourrir cette ambition passe par la valorisation des produits locaux ; ce qui nous permettra de répondre aux enjeux d’un territoire. Les femmes étant au cœur de la valorisation des produits locaux, ce sera une opportunité. Néanmoins, elles doivent être formées et accompagnées afin de tirer profit de cette industrie de manière durable surtout que cette édition 2023 se déroule sous le thème de l’innovation et des technologies pour l’égalité des sexes : pour un monde digital inclusif.

Dans notre axe 2, Côte d’Ivoire Tourisme doit être plus proche des collectivités. La relation de travail doit être soutenue par un contrat de destination avec une thématique qui sera choisie. Un contrat de destination pour chaque territoire devra s’articuler autour de trois actions. Tout d’abord, un pôle « marketing territorial » : ce sont toutes les actions de promotion de la destination. Ensuite, un pôle « structuration de l’offre » : ce sont les actions liées à l’attractivité des territoires, les contenus, la mise en réseau, la qualité de l’accueil avant pendant et après le séjour du voyageur et enfin la chaîne des valeurs au niveau des services, et l’appui aux projets d’investissement. Et enfin, un pôle « intelligence économique » : qui consiste à faire de l’observation et d’évaluer les actions mises en œuvre afin de corriger, faire de la prospective et se réinventer.

Quelle est votre stratégie pour renforcer la promotion de la destination Côte d’Ivoire ?

Nous avons travaillé à mettre en place une stratégie de marketing territorial qui est avant tout un état d’esprit qui consiste à bien connaître le pays, mais aussi de penser le touriste comme un client pour lequel la satisfaction reste le maître du jeu. Cet exercice commande une certaine modestie car elle est primordiale dans le marketing. A travers ce soft-power, nous souhaitons faire en sorte que l’effort collectif de valorisation de nos territoires nous permette d’influencer les comportements pour améliorer la réputation de notre pays, améliorer l’accueil et mieux orienter le parcours du voyageur.

Nous avons diagnostiqué que pour faire la promotion d’une destination, il faut la construire. A cet effet, trois préoccupations majeures ont été relevées. Ce sont la complexité de notre écosystème touristique, le manque de leadership de Côte d’Ivoire Tourisme et quelques entraves à la construction d’une destination touristique harmonieuse.

Nous nous sommes demandé quelle gouvernance il nous fallait mettre en place dans un environnement avec un fonctionnement non coordonné. Autrement dit, dans un environnement, où les activités touristiques sont animées par des entités autonomes qui évoluent librement, comment Côte d’Ivoire Tourisme pouvait jouer un rôle ?

Nous sommes arrivés à la conclusion que notre office devait lui aussi se réinventer. Ne plus avoir comme client que le touriste, mais aussi les socio-professionnels, les collectivités, les institutionnels ainsi que les populations des territoires d’accueil. Revoir la gouvernance de l’Office afin de favoriser la bonne complémentarité entre eux et leurs missions respectives.

Pouvez-vous nous dresser le profil-type du touriste en Côte d’Ivoire ?

Nous avons deux types de touristes, le touriste affaires et le touriste loisir. Mais, pour accroître la dépense touristique et la durée de séjour, on a créé le touriste Bleisure c’està-dire Business and Leisure qui combine affaires et loisir.

Afin d’améliorer le parcours du touriste, nous nous sommes positionnés autour de 4 thématiques Biodiversité et activités de plein air, Soleil et Plage, Culture, patrimoine et Art, et enfin Art de vivre et gastronomie d’ici. Cela facilitera la mise en récit de notre territoire et faire de l’observation afin d’affiner le profil type du touriste en Côte d’Ivoire.

L’une des problématiques du secteur est le développement du tourisme intérieur. Quelle est votre approche en la matière pour inciter vos concitoyens à se lancer un peu plus à la découverte du pays ?

On dit dans notre milieu que la demande est stressée parce que l’offre est grippée. Il existe une corrélation entre la consommation des produits touristiques et le pouvoir d’achat. Il nous faut donc démocratiser le tourisme à travers des vacances accessibles, favoriser le développement d’offres accessibles. Mais aussi mettre en place une stratégie de financement du tourisme solidaire pour les classes défavorisées et pourquoi pas un plan épargne vacances pour tous (EVT).

L’émergence d’une classe moyenne en Côte d’Ivoire est une réalité, elle s’est étoffée. Mais, c’est la volonté politique qui permettra l’essor du tourisme ivoirien. C’est ce tourisme ivoirien qui sera le socle de notre économie touristique.

Quels sont, selon vous, les 5 plus beaux attraits touristiques à visiter absolument pour les touristes aussi bien étrangers que locaux ?

La Côte d’Ivoire est un pays pertinent sur le plan touristique, néanmoins mes cinq coups de cœur sont la Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro qui est le plus grand édifice religieux au monde, la Mosquée de type Soudanaise de Kong classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la dernière forêt tropicale d’Afrique de l’Ouest, le Parc National de Tai pour découvrir les singes Mangabes et Colobes rouges, le Musée des Civilisations de Côte d’Ivoire au Plateau et enfin la ville historique de Grand-Bassam à travers son Colonial Tour.

J’aurais bien voulu voir un tourisme de mémoire « Dans les pas de Félix Houphouët-Boigny » se développer. Cela aurait été formidable pour les touristes de demain. Voir ainsi, la prochaine génération qui s’inspire et s’approprie les idéaux d’hospitalité, de paix et de vivre-ensemble.

Quels sont vos principaux chantiers pour l’année 2023 ?

Nous travaillons à améliorer la gouvernance de Côte d’Ivoire tourisme. Je vous l’ai dit plus haut, il nous faut nous réinventer. Transformer nos collaborateurs pour qu’ils soient plus orientés client et améliorer l’accueil dans nos murs. L’Office sera doté cette année, Dieu voulant, d’un siège pour améliorer le parcours client.

Nous allons élaborer un plan d’ouverture d’Offices de Tourisme Territoriaux pour les prochaines années. Ce seront des Bureaux d’Informations Touristiques mais aussi des espaces de valorisation de l’artisanat local.

Nous allons accélérer la collaboration avec la région Sud-Comoé. Je remercie au passage M. Aka Ahouélé pour la confiance placée en notre institution. Développer d’autres pistes avec des régions et communes qui ont dans leur vision de mettre le tourisme au cœur de leur développement économique, avec pour finalité la réduction de la pauvreté en milieu rural.

Quels sont vos projets pour construire cette destination touristique harmonieuse ?

Simplement rappeler trois choses. Notre vision « Agir ensemble pour réinventer le tourisme de demain », que nous devons construire la destination Côte d’Ivoire ensemble et que le touriste c’est vous ! Que 2023 soit, par la grâce de Dieu, une année de paix, riche et passionnante pleine de convivialité et d’expériences mémorables. Mais aussi et surtout le point de départ de l’essor du tourisme ivoirien afin de réduire la pauvreté en milieu rural.

Hervé KOUTOUAN

in Cêwa mag N°006/ Titre de la rédaction repthoci.net

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