Chef Abdhul Traoré, ex-chef cuisinier de Kofi Annan ouvre une académie à Abidjan
Partager sa riche expérience acquise à New York (États-Unis d’Amérique), à la présidence de l’Union européenne, par la formation de la jeunesse et le perfectionnement des professionnels locaux. Telle est l’ambition de l’ivoirien chef Abdhul Traoré, universitaire diplômé de l’Ufr Chimie Biologie de l’Université Félix Houphouët-Boigny, patron du restaurant “l’Atelier d’Afrique” sis à Treichville quartier France-Amérique, membre de la Société de restauration de Côte d’Ivoire (SOREST-CI) née en 2019. Invité de la Tribune du Réseau de la presse touristique et hôtelière de Côte d’Ivoire (Repthoci) le jeudi 10 juin 2022, l’ex-chef cuisinier de l’Union européenne sous la présidence Belge. « Nous sommes un établissement culinaire qui a trois branches. On a l’Atelier de formation Béro Coréa, qui se base beaucoup plus sur la formation avec une salle de conférence. Nous sommes aussi un service traiteur. Nous avons eu l’occasion de traiter avec le ministère d’Etat, ministère des affaires étrangères, la Primature, et nous sommes avec le Comité d’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CoCan). Nous avons eu grâce de recevoir l’ex président de l’Assemblée nationale feu Amadou Soumahoro qui a mangé chez nous. Le restaurant l’Atelier d’Afrique est un établissement gastronomique qui essaie de mettre en relief, les gastronomies ivoiriennes et africaines, en modernisant avec des techniques de la cuisines moderne » a soutenu l’ex-chef cuisinier de Bertrand Delanoé, ex-maire de Paris » a fait savoir le diplômé de l’Ufr Chimie-Biologie de l’Université Félix Houphouët-Boigny. Pour lui, la gastronomie ivoirienne est sur la bonne voie. « La Côte d’Ivoire est bien partie. Que chacun apporte sa pierre à l’édifice. Je demande aux ivoiriens qui ont appris à l’extérieur de rentrer pour apporter leurs contributions dans le domaine qu’ils maitrisent le mieux. Vous allez apprendre. Je pense qu’il y a beaucoup à faire et il y a de la place pour tout le monde dans la gastronomie ivoirienne. Seulement on doit pouvoir vendre la Côte d’Ivoire à travers notre gastronomie, qui est le socle de la Culture. Si nous arrivons à atteindre ce point la Côte d’Ivoire, soit avec son kédjénou, avec son Talier pourra quelque part se hisser dans la gastronomie. Seulement il faut qu’on puisse travailler pour que tous les Palets puissent s’adapter. Il s’agira de concilier les Palets » a préconisé le chef Abdhul, avant de lever un coin de voile de ses ambitions pour le secteur en Côte d’Ivoire. « Je compte apporter ma petite contribution au développement de la gastronomie ivoirienne pour hisser la Côte d’Ivoire à un autre niveau. Et ceux grâce à des technicités que certains chefs n’utilisent pas ici. Par exemple, Aujourd’hui vous entendez Carpacio de viande, de poisson. Or l’escargot est quelque chose de bien connu chez nous. En pays Akyé, l’escargot est cuit en Biécosseu (Soupe épicée). C’est succulent mais très pimenté. Tout ce qu’on peut faire, c’est de cuire dans la même technique, d’éviter le piment et faire un carpacio d’escargots original, authentique, qui vient du terroir ivoirien mais qui se retrouve à se vendre un peu partout dans le monde » a révélé l’élève du Grand Chef français Luc Pasquier.
SERGE AMANY
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