
Dans la dynamique ses préparatifs de la Coupe d’Afrique des nations (Can 2024), les acteurs du secteur du Tourisme prennent des initiatives. Dans cette interview Mamadou Diomandé présente des mutations et plaide pour la prise en compte des loueurs de véhicules, dans le vaste projet national de renouvellement du parc automobile initié par l’État.
Que doit-on retenir de l’Assemblée générale extraordinaire que vient de tenir l’ex Syndicat national des loueurs de véhicules de Côte d’Ivoire (Synalovci) ?
Merci pour cette opportunité. Il faut retenir qu’il y a eu un changement de nom (Synalovci devient Union patronale des loueurs de véhicules de Côte d’Ivoire), des amendements des statuts et règlements intérieurs. Le nom syndicat national était dérangeant pour nous le patronat. Cela nous mettra à l’aise par rapport aux politiques, aux gouvernants, aux partenaires. Il faut retenir qu’il y a une solidarité et une redynamisation des promoteurs d’entreprises de location de véhicules. Il y a deux catégories, celle des agences de voyages qui ont déjà une autorisation d’exercer cette activité et des entreprises qui veulent se spécialiser qui ont des autorisations à demander au ministère du Tourisme. Tous ceux qui ont participé à cette AGE soit comme membres du comité ad’hoc ou sympathisants, sont engagées dans la même vision, en accord avec les objectifs que nous nous sommes assignés. Ils sont prêts à aller à la formation, au renouvellement des parcs et surtout formaliser leurs entreprises. Ce qui peut permettre de dénoncer la concurrence déloyale dans le secteur. Cela est très positif pour une corporation qui est à 99% dans l’informel.
Vous êtes surtout président de la Fédération nationale de l’industrie touristique de Côte d’Ivoire (Fenitourci), vous avez de nombreux membres qui exercent cette activité, quel appel avez-vous à leur lancer, ainsi qu’à tous les autres membres ?
Il nous faut d’abord une campagne de sensibilisation via des plateformes comme la vôtre et des réseaux sociaux. Nous allons continuer. Il y a des gens qui sont venus de San Pedro, Korhogo, de Yakro, Daloa, etc. Ce qui nous rassure pour la mobilisation. L’acte que nous venons de poser est très important dans la mesure où d’autres associations et corps de métiers tels que l’artisanat d’art qui sont elles aussi appelés à être organisés et redynamisés. Au niveau de la Fenitourci, à un moment donné, nous sommes passés à des sections et des délégations. L’idéal serait d’organiser les différentes organisations membres fondatrices de la Fenitourci.
Interview réalisée par Nyl Meshac et Joseph Marie
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