20 pays réunis pour ensemble faire vivre et revivre l’Afrique à travers des inventions artisanales culturelles et touristiques, symboles de la résilience africaine. Pendant plusieurs jours, les amateurs de l’artisanat se sont réunis à Grand-Bassam, ville aux multiples richesses culturelles et touristiques pour parler des œuvres d’art historiques et du patrimoine du Tourisme de mémoire pendant la Semaine internationale de l’Artisanat de Bassam (Siab 2023). A cette occasion, nous avons rencontré Ali Cissé, Commissaire général de cet événement culturel. Entretien !
Présentez-vous à nos internautes.
Je suis Ali Cissé, le Commissaire général de la Semaine International de l’Artisanat de Bassam (Siab).
Pouvez-vous nous parler de la Siab ?
La Siab est un salon annuel dans le domaine de l’art, l’artisanat et la culture organisé pour faire la promotion et la commercialisation des œuvres d’art des artistes et artisans créateurs africains et même d’ailleurs.
Comment se présente cette 6ème édition de la Siab ?
Cette édition a pris un peu plus de volume en comparaison aux éditions précédentes, surtout avec la présence de beaucoup de personnalités du monde de l’artisanat et du Tourisme. Permettez-moi de saluer le directeur général de Côte d’Ivoire Tourisme, Mme Malékah Mourad-Condé avec qui nous avons échangé longuement de plusieurs possibilités de promotion.
Combien de pays ont été représentés pour cette édition 2023 ?
Nous avons aujourd’hui, 20 pays et plus de 300 exposants représentés à savoir la Côte d’Ivoire pays d’accueil, qui a fêté son 63ème anniversaire d’indépendance le lundi 7 août dans une sobriété, compte tenu de la perte d’un grand homme d’Etat, le Burkina Faso, le Mali, le Ghana, le Sénégal, la Guinée, le Tchad, l’Inde, la Guinée Conakry, le Togo, le Bénin, le Cameroun, le Congo, le Gabon, etc.
Pourquoi le choix de Grand-Bassam pour cette organisation ?
Nous avons choisi Bassam, parce qu’en tant que commissaire général de l’événement, je suis natif de la ville historique et artisan également. En plus, comme vous le savez, Grand-Bassam regorge plusieurs atouts dont nous a doté la nature. Bassam fut aussi la première capitale de la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, elle est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco ce qui est un privilège capital. Sans oublier que Bassam a le plus grand village artisanal de Côte d’Ivoire et elle est riche de plusieurs attractions et attraits dans le domaine du tourisme et de la culture.
Que représente l’art dans la vie d’un être humain selon vous ?
Je peux dire que tout part de l’art. Même en parlant de l’industrialisation, ce n’est que la production quantitative et qualitative de l’artisanat. Tout est d’abord artisanal, c’est pourquoi, il faut d’abord développer son artisanat pour ensuite booster son industrie.
Quelles sont vos attentes pour les prochaines éditions ?
Nous attendons d’être accompagnés par les structures étatiques et même par le gouvernement. Vous savez toute organisation qui implique d’autres pays c’est comme une vitrine et une ouverture de la Côte d’Ivoire à l’extérieur. Et nous comptons beaucoup sur tout le monde et même les gouvernements des pays participants.
Quelques propos recueillis
Issouf Ouédraogo de la Côte d’Ivoire

‘’Je participe à cette 6e édition de la Siab en tant qu’artisan, pour essayer de montrer le génie créateur de l’artisan ivoirien aux acheteurs professionnels et amateurs de l’art. Nous sommes heureux de voir tout ce monde participer à la Siab. Nous comprenons par cette mobilisation que l’art commence à rentrer dans les mœurs des ivoiriens et cela est une grande satisfaction pour nous. Nous invitons donc tout le monde à inscrire dans son agenda cette date et cette période chaque année’’.
Titi art Togo

‘’Je suis un artisan venu du Togo, je trouve cette initiative pas mal du tout. Je suis à ma toute première participation et j’en suis plus ou moins satisfait. Nous n’avons pas atteint tous les objectifs que nous nous sommes fixés, mais nous rendons grâce quand même à Dieu. Et j’aimerais participer aux prochaines éditions pour mieux apprécier’’.
Khadim Sarr du Sénégal

‘’Je suis artisan couturier-styliste sénégalais. Nous sommes venus à cette sixième édition de la Siab pour montrer notre savoir-faire artisanal. Les choses ne marchent pas comme on aurait souhaité mais on fait avec. La communication n’a pas été bien faite en mon sens, parce qu’il n’y a pas assez de visiteurs. On espère mieux les prochaines fois’’.
Amissa Adou Akoua

‘’Je suis ivoirienne, responsable de la marque ADOR, je suis à ma troisième participation à la Siab. Le dernier jour c’est-à-dire le lundi 7 août, ç’a été vraiment une belle expérience, même si les achats n’ont pas été comme on l’espérait et les visiteurs étaient un peu réticents. Mais nous avons vu de nombreuses personnes, nous avons fait de nouveaux contacts. Il y a plusieurs pays qui ont participé et cela est de bon augure pour les éditions à venir’’.
Entretien réalisé par KRA Amani
