Le tourisme ivoirien franchit un symbole fort : son inscription dans un sujet du Baccalauréat 2026. À travers un exercice de géographie consacré à l’évolution des flux du tourisme interne, l’école ivoirienne fait entrer un secteur stratégique dans la réflexion des jeunes. Au-delà de l’épreuve, c’est un message clair : le tourisme n’est plus un simple loisir, mais un levier de développement, d’emplois et d’opportunités pour la jeunesse.
Pour la session 2026 du Baccalauréat, les candidats ont été invités à travailler sur un sujet de géographie portant sur « l’évolution des flux du tourisme interne par mode de transport de 2017 à 2021 ». À partir de données issues du Ministère du Tourisme et des Loisirs, les élèves devaient construire un diagramme en bandes du total des touristes internes en Côte d’Ivoire.
Ce choix n’est pas anodin. Il traduit une évolution importante dans la perception du tourisme au niveau national. Longtemps considéré comme un secteur secondaire, le tourisme s’impose progressivement comme un pilier de croissance, de valorisation des territoires et de création d’emplois. En intégrant les données touristiques dans un sujet du Bac, l’école ivoirienne contribue à sensibiliser la jeunesse à l’importance de cette industrie.

Depuis plusieurs années, le gouvernement ivoirien affiche sa volonté de faire du tourisme un levier majeur de développement à travers la stratégie « Sublime Côte d’Ivoire ». Cette vision repose sur la promotion des richesses naturelles, culturelles, historiques, gastronomiques et humaines du pays. Elle vise également à renforcer les infrastructures, professionnaliser les acteurs, attirer les investissements et positionner la Côte d’Ivoire comme une destination de référence en Afrique.
Le sujet proposé au Bac met particulièrement en lumière le tourisme interne, c’est-à-dire la capacité des Ivoiriens à découvrir leur propre pays. Les chiffres présentés montrent que le transport routier demeure le principal moyen de déplacement des touristes internes, confirmant l’importance des routes, de la mobilité et de l’aménagement du territoire dans la dynamique touristique nationale.
Mais au-delà des statistiques, ce sujet envoie un signal fort aux élèves : le tourisme est un domaine d’avenir. Il ouvre la voie à de nombreux métiers dans l’hôtellerie, la restauration, le guidage, l’événementiel, la communication, le transport, le digital, les loisirs, la culture, l’artisanat et l’entrepreneuriat local.

Faire passer le tourisme au Bac, c’est donc inviter la jeunesse à regarder ce secteur autrement. C’est lui dire que l’avenir ne se construit pas seulement dans les bureaux, mais aussi dans les territoires, les sites touristiques, les villages, les villes, les parcs, les hôtels, les restaurants, les agences de voyage et les plateformes numériques.
Cette présence du tourisme dans un examen national confirme également le rôle central du Ministère du Tourisme et des Loisirs dans la production de données fiables et utiles à l’éducation, à la planification et à la décision publique. Elle montre que les statistiques touristiques ne servent pas seulement aux experts, mais peuvent aussi devenir des outils pédagogiques pour former les citoyens de demain. À travers ce sujet du Baccalauréat 2026, la Côte d’Ivoire pose un acte symbolique fort : elle inscrit le tourisme dans l’imaginaire scolaire national encore une fois. Et lorsque l’école commence à enseigner le tourisme comme une réalité économique, sociale et territoriale, c’est tout un secteur qui gagne en reconnaissance.
Le défi désormais est clair : transformer cette sensibilisation en vocation. Car pour faire du tourisme un véritable levier de développement, il faudra des jeunes formés, passionnés, compétents et fiers de vendre la destination Côte d’Ivoire.
K.A.P

Très belle initiative d’avoir intégrer le tourisme dans les programmes scolaires.
Il serait judicieux d’introduire la notion de tourisme dans les cursus dès la classe de troisième ( voir même avant la classe de 3eme) . Cela permettrait de promouvoir et de démontrer l’apport de ce secteur dès le plus jeune âge, à l’instar de ce qui est déjà fait pour d’autres matières.
Le tourisme est un secteur transversale. Cela dit, il renferme de nombreuses activités.