Hassan Hayek, l’on vous reconnaît comme un philanthrope, l’homme au grand cœur. Vous venez d’ajouter à votre arc la restauration. Comment vous est venue cette idée ?
HH : Ce n’est pas nouveau. C’est mon deuxième restaurant. Pour le premier, je ne faisais pas de communication autour pour ne pas que les gens pensent qu’on fait du social pour attirer le monde, pour manger. C’est le deuxième.
Et il y a mon petit frère qui a aimé ce métier et qui aime un peu le milieu de la nuit donc c’est comme ça que l’idée est venue. C’est un resto qui s’ouvre de 14h ou 15 h jusqu’à 4 h du matin.
Que retrouve-t-on au HH Café ?
C’est ici qu’on trouve la convivialité, le sens du partage, la cohésion sociale et surtout la proximité avec les gens. On veut casser cette barrière où quand on nous voit sur les réseaux comme star. Les gens pensent que l’accessibilité est difficile. On essaye de casser cette barrière-là.
En matière culinaires, que propose HH Café ?
C’est un mélange d’occidental et d’africain avec une petite touche qui va avec. C’est ce qu’on essaye d’apporter aujourd’hui ici. Le choukouya à l’ivoirienne et d’une autre façon de l’attiéké, de l’aloco un peu de tout.
Comment se porte HH Café depuis son ouverture ?
Ça fait quinze jours qu’on a ouvert et Dieu fait grâce, Dieu me donne plus que je le mérite. Ça va ; Il y a du monde, les artistes viennent, les Ivoiriens sont formidables. Peut-être c’est leur manière de me remercier. Ils sont là et on essaye d’être là pour eux.
Avez-vous des projets en termes de plus-value pour HH Café, en dehors de la restauration ?
Alors, ici c’est un concept parce qu’en journée vue que ça ouvre de 15 h ou à 16 h en journée, une fois, deux fois le mois, on va recevoir des jeunes pour les former gratuitement sur un thème précis avec des personnes professionnelles, de manière gratuite, afin que l’on essaye de combattre ce fléau sur les réseaux sociaux où on te montre qu’il ne faut rien faire ; qu’il faut aller sur des mauvaises choses pour avoir de l’argent. On est dans un combat au quotidien. De même, il y a des gens qui ne comprennent pas mais finiront par se rallier.
Une idée de quelques termes qui pourront être développé ?
Il y a l’influence sur les réseaux, comment gérer les pages des réseaux, Il y a la formation bilingue c’est-à-dire l’anglais et l’espagnol. Il y a des modèles que les gens voient dans le monde, ils vont découvrir comment ils ont fait leur vie ; comment ils en sont arrivés à là. Beaucoup de choses.
Tant que Dieu nous donne la vie, on va essayer de développer des choses positives.
Hassan Hayek envisage-t-il étendre son réseau de HH Café ?
Moi, je ne suis pas dans le calcul de l’avenir ; je vie l’instant de toujours. Avec le mot “si” tu peux reconstruire le monde. Moi je suis dans l’instant T. Et si demain j’ai une opportunité quelque part peut être que je pourrais le faire parce que ça permet aussi de créer des emplois pour mes jeunes followers à moi. Tous ceux qui travaillent ici au HH Café sont à 80 % des followers qui n’ont jamais fait ça. On leur a enseignés.
Retrouvez la vidéo sur : https://youtu.be/jwLtPDkbEOI
Et s’il y a une forte demande de HH Café ailleurs ?
L’idée n’est pas de faire beaucoup de choses. L’idée, c’est de pouvoir les gérer convenablement. Tu peux avoir 100 coins et ne pas avoir la mainmise. Ça vole de partout. Et après, tu vas avoir à salir ton nom et ton image. Il faut faire un, tu finis et quand tout est en place ; des personnes sur qui tu peux compter, tu fais le deuxième et ainsi de suite. Ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité.
Repthoci.net : La Côte d’Ivoire va accueillir la CAN 2024 ;
HH : Prête à accueillir, mais elle va aussi la gagner !
Repthoci.net : Vous, un personnage qui impacte la société, que prévoyez-vous pour vivre cette fête du football en 2024 ?
Bon, ici, on a le football dans le sang. Et puis, chaque Ivoirien doit s’ériger comme ambassadeur et doit montrer que c’est un modèle parce qu’on reçoit la plus prestigieuse des coupes en Afrique qui est suivi par le monde entier ; parce que 80 % des joueurs, même dans les clubs occidentaux sont africains ou en Afrique. Aujourd’hui, c’est une chance qu’on a de recevoir cette Coupe d’Afrique qui va engendrer des entrées de personnes de partout dans le monde ; et qui parlent personnes parle business. Aujourd’hui, il faut qu’on mette tout en place pour qu’on soit tous des ambassadeurs, mais qu’on soit des personnes réceptives. Et qu’on accueille toutes ces personnes étrangères qui doivent venir dans notre pays ; parce que c’est un pays d’hospitalité. C’est un pays de paix, d’amour et de partage. A notre niveau on sera là pour les accueillir, pour qu’ils soient dans de bonnes conditions, pour qu’ils soient à l’aise ; même les Camerounais nos frères.
Moi-même, personnellement, je vais veiller à ce qu’ils soient à l’aise, qu’ils soient contents qu’ils soient heureux de venir en Côte d’Ivoire.
Sur l’un de vos post sur les réseaux sociaux, vous prévoyez partir installer HH Café au Cameroun, est-ce la réalité ?
Ça va être difficile de quitter la Côte d’Ivoire comme ça. Mais le Cameroun c’est une longue histoire d’amour, on les attend avec plaisir ; les bras ouverts.
Que pensez-vous de la presse en général et des presses spécialisées comme le repthoci.net en particulier ?
La presse est censée relayer les informations de tous les événements ; avant même que les impacteurs ou les influenceurs, c’est à la presse de faire ce travail. Je pense que c’est très bon, malheureusement de temps à autre, maintenant la Presse fait des communications de manière directe, c’est-à-dire que des fois on a l’impression que la presse et les autres ne sont pas dans le même sens alors que le métier est très difficile et bafouer de temps en temps ; les gens ne le savent pas réellement comment la presse fonctionne ; il se trouve qu’avec les réseaux sociaux les trucs en ligne. Ça a tué complètement les journaux qu’on payait pour lire autre fois. Et c’est difficile pour ceux qui écrivent et encore y a beaucoup de journaux qui ont fermés. Et il faut respecter la presse ivoirienne, internationale parce que c’est la liberté d’expression. C’est eux qui sont sur le terrain pour comprendre réellement et nous faire comprendre les situations, même si beaucoup ont peur de parler réellement de certaines choses.
Mais Ils font beaucoup d’efforts c’est difficile pour eux, surtout en termes de salaires ; en ce moment, en termes de rentrée d’argent c’est très compliqué.
En termes de bénévolats quels sont vos projets pour cette année ?
Ecoutez ce que je peux vous donner, c’est vraiment une exclusivité. Je suis à 90 % de boucler un bâtiment à Abobo pour les enfants. On va faire comme une Resto du cœur. Ça c’est ce que je peux vous donner comme exclusivité. Le reste je ne peux rien dire pour l’instant. Parce qu’en terme social sur les réseaux sociaux, je n’ai plus rien à prouver. Là, il faut bâtir et c’est ce qu’on essaye de faire ; bâtir quelques choses de solide afin que les choses restent.
Un message à l’endroit de la jeunesse, en cette année 2023 ?
Alors ce que je veux dire à la jeunesse ; seul le travail paye Il faut lutter pour pouvoir gagner de l’argent sans vraiment regarder X ou Y ; parce ce que, ce que vous voyez sur les réseaux sociaux à 90 % c’est virtuel, ce sont des mensonges. Vous me voyez ; moi personnellement, mon Tee-shirt là, c’est signé, mais c’est quelqu’un qui me l’a offert ; mes lunettes, c’est quelqu’un de la France qui me l’a offert donc réellement ne vous laissez pas berner par ce que vous voyez. Ils ne vous disent pas certaines vérités.
Et moi je pense que celui qui veut montrer sa capacité, sa force de frappe avec l’argent il est mal. C’est-à-dire qu’il est en manque d’amour, c’est ce qu’ils viennent aller chercher auprès de vous. Ne vous laissez pas avoir.
C’est ton travail qui te fait. C’est ton travail qui crée ton nom. C’est ton travail qui fait que les gens croient en toi. Reste concentré ; ne cherche pas l’argent qui ne t’appartient pas. Arrête les « gbairès » (Commérages ndlr) inutile. Construis-toi une image, tu as la chance d’avoir les réseaux sociaux qui sont est devenus virale et qui sont moins cher. Si tu ne sais pas profiter de cela ça va être compliqué.
Les jeunes : « il n’y a rien de facile dans la vie participer à la vie. » Moi je peux être assis à la maison ; mon petit frère travaille pour m’envoyer mes sous ; mais je préfère être là ; parce que c’est mon gagne-pain. J’ai une famille à nourrir. C’est après ça que je peux faroter, je peux mener des actions. Mais c’est mon travail qui compte d’abord ; avant tout. On est ensemble ! Que la paix soit le maître mot de cette année et de toutes les années. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !
Retrouvez la vidéo sur : https://youtu.be/jwLtPDkbEOI
Entretien réalisé par Patrick Bouyet et K.A. Parfait
